Description
Le Museo Poldi Pezzoli est une maison-musée de la via Manzoni, à quelques pas de la Scala : l'appartement d'un comte collectionneur du XIXe siècle, resté galerie d'art. Il fait partie des « Case Museo di Milano » et réunit tableaux, armes, tissus, verres et orfèvrerie, de Piero della Francesca à Botticelli et Canaletto.
Le palais, autrefois Moriggia, fut acheté par la famille Poldi Pezzoli en 1800. Chaque pièce a son époque : baroque, début de la Renaissance, gothique. Ce n'est pas une maison pour y vivre, mais conçue pour accueillir tableaux et mobilier, comme une galerie.
Le symbole du musée est le Portrait de dame d'Antonio del Pollaiolo. Parmi les autres chefs-d'œuvre, la Madone du livre de Botticelli, des œuvres de Mantegna, Bellini, le Pérugin, Piero della Francesca et Canaletto.
La collection ne s'arrête pas aux tableaux. On y trouve Pinturicchio, Filippo Lippi, Palma l'Ancien, Tiepolo, Ribera, Cranach l'Ancien et Luca Giordano, mais aussi des tissus, des tapisseries, des verres, des céramiques et de l'orfèvrerie : le comte aimait les arts appliqués autant que la peinture.
Parmi les sculptures figurent La Confiance en Dieu, chef-d'œuvre de Lorenzo Bartolini, et un Mariage de la Vierge en bois sculpté de Giovanni Angelo Del Maino.
Le Studiolo dantesque, décoré entre 1853 et 1856, était le cabinet de travail privé du comte. La décoration de nombreuses salles fut confiée à Giuseppe Bertini, peintre et professeur à l'Académie de Brera.
L'armurerie, la première salle aménagée, fut achevée en 1850 dans le style néogothique. Elle a aujourd'hui été réaménagée par le sculpteur Arnaldo Pomodoro. Le grand escalier, terminé en 1857, fut enrichi plus tard d'une fontaine baroque.
En 1848, le jeune comte Gian Giacomo Poldi Pezzoli se rangea du côté des soulèvements contre les Autrichiens. À leur retour, il fut condamné à une amende et exilé. Ce fut un exil bien employé : pendant plus d'un an, il parcourut l'Europe, entre collectionneurs et grandes expositions.
Il avait hérité du palais et de la passion de sa mère, Rosa Trivulzio, pour l'art. Il commença par les armes et les armures, alors très recherchées, et transforma son appartement en quelque chose de jamais vu : un lieu que public et artistes venaient déjà voir à l'époque.
Dans son testament, le comte laissa tout à une fondation, pour que la collection reste unie à jamais. À sa mort, c'est son ami Bertini qui dirigea le musée, qui ouvrit le 25 avril 1881.
En août 1943, les bombes détruisirent de nombreux meubles d'origine, mais les œuvres avaient déjà été mises à l'abri. Le musée rouvrit en 1951.
À ne pas manquer
• Le Portrait de dame de Pollaiolo.
• La Madone du livre de Botticelli.
• Le Studiolo dantesque.
• L'armurerie d'Arnaldo Pomodoro.
Le saviez-vous ?
• Dans la Milan autrichienne, on devenait majeur à 24 ans : ce n'est qu'alors, en 1846, que le comte put toucher à son patrimoine.
• Les armes et les armures furent le premier amour du collectionneur : elles étaient alors à la mode.
Le palais, autrefois Moriggia, fut acheté par la famille Poldi Pezzoli en 1800. Chaque pièce a son époque : baroque, début de la Renaissance, gothique. Ce n'est pas une maison pour y vivre, mais conçue pour accueillir tableaux et mobilier, comme une galerie.
Le symbole du musée est le Portrait de dame d'Antonio del Pollaiolo. Parmi les autres chefs-d'œuvre, la Madone du livre de Botticelli, des œuvres de Mantegna, Bellini, le Pérugin, Piero della Francesca et Canaletto.
La collection ne s'arrête pas aux tableaux. On y trouve Pinturicchio, Filippo Lippi, Palma l'Ancien, Tiepolo, Ribera, Cranach l'Ancien et Luca Giordano, mais aussi des tissus, des tapisseries, des verres, des céramiques et de l'orfèvrerie : le comte aimait les arts appliqués autant que la peinture.
Parmi les sculptures figurent La Confiance en Dieu, chef-d'œuvre de Lorenzo Bartolini, et un Mariage de la Vierge en bois sculpté de Giovanni Angelo Del Maino.
Le Studiolo dantesque, décoré entre 1853 et 1856, était le cabinet de travail privé du comte. La décoration de nombreuses salles fut confiée à Giuseppe Bertini, peintre et professeur à l'Académie de Brera.
L'armurerie, la première salle aménagée, fut achevée en 1850 dans le style néogothique. Elle a aujourd'hui été réaménagée par le sculpteur Arnaldo Pomodoro. Le grand escalier, terminé en 1857, fut enrichi plus tard d'une fontaine baroque.
En 1848, le jeune comte Gian Giacomo Poldi Pezzoli se rangea du côté des soulèvements contre les Autrichiens. À leur retour, il fut condamné à une amende et exilé. Ce fut un exil bien employé : pendant plus d'un an, il parcourut l'Europe, entre collectionneurs et grandes expositions.
Il avait hérité du palais et de la passion de sa mère, Rosa Trivulzio, pour l'art. Il commença par les armes et les armures, alors très recherchées, et transforma son appartement en quelque chose de jamais vu : un lieu que public et artistes venaient déjà voir à l'époque.
Dans son testament, le comte laissa tout à une fondation, pour que la collection reste unie à jamais. À sa mort, c'est son ami Bertini qui dirigea le musée, qui ouvrit le 25 avril 1881.
En août 1943, les bombes détruisirent de nombreux meubles d'origine, mais les œuvres avaient déjà été mises à l'abri. Le musée rouvrit en 1951.
À ne pas manquer
• Le Portrait de dame de Pollaiolo.
• La Madone du livre de Botticelli.
• Le Studiolo dantesque.
• L'armurerie d'Arnaldo Pomodoro.
Le saviez-vous ?
• Dans la Milan autrichienne, on devenait majeur à 24 ans : ce n'est qu'alors, en 1846, que le comte put toucher à son patrimoine.
• Les armes et les armures furent le premier amour du collectionneur : elles étaient alors à la mode.