Pinacothèque Ambrosienne

Pinacothèque Ambrosienne

Piazza Pio XI, 2. (Avril la carte)

Description

La Pinacoteca Ambrosiana est le musée d'art du palais de l'Ambrosiana, au centre de Milan, à deux pas de la piazza del Duomo. Née au XVIIe siècle à côté d'une célèbre bibliothèque, elle conserve des tableaux de Léonard, Botticelli, Raphaël et Caravage dans un parcours intime, à faire sans se presser.

Le cœur en est la collection du cardinal Federico Borromeo, dans les salles autour de la salle de lecture, aménagées comme il les avait lui-même décrites en 1625. On y trouve la Corbeille de fruits du Caravage et le carton de l'École d'Athènes de Raphaël, le dessin préparatoire de la fresque du Vatican.

La Sala Leonardi réunit le Portrait d'un musicien, peint par Léonard de Vinci, et les œuvres de ses élèves, de Salaì à Boltraffio. Parmi les tableaux du XVe siècle se détache la Madone du Pavillon de Botticelli, dans une salle qui accueille aussi Bergognone et Zenale.

Plus loin, le parcours s'élargit aux maîtres des siècles suivants : Titien, Moretto da Brescia, Luini, Bramantino, la Madeleine pénitente de Guido Reni, les paysages d'hiver du Flamand Avercamp, la nature morte aux instruments de musique de Baschenis.

La Sala della Medusa doit son nom à la fontaine de bronze de la Méduse en pleurs. De là, on entre dans les espaces ajoutés en 1928, avec la Pietà de Giottino, des vitrines d'objets rares et un grand vitrail dantesque de Giuseppe Bertini.

Les derniers étages arrivent au XIXe siècle : le Portrait de Napoléon d'Andrea Appiani et les tableaux de Hayez, dont Le Baiser. Dans le couloir, on voit des reliefs du Bambaia et des fresques d'une église démolie en 1831.

La pinacothèque est inséparable de la bibliothèque. On y conserve le Codex Atlanticus de Léonard, l'un des manuscrits donnés en 1637 : après les pillages de Napoléon, c'est le seul resté sur place. Il tient compagnie au Virgile ayant appartenu à Pétrarque, avec une miniature de Simone Martini.

Federico Borromeo avait une idée révolutionnaire pour le XVIIe siècle : l'art et le savoir devaient appartenir à tous, gratuitement. En 1609, il ouvrit la bibliothèque, en 1618 il lui adjoignit sa collection de tableaux, et peu après une école pour jeunes peintres et sculpteurs.

Pour ses élèves, il fit copier les chefs-d'œuvre les plus célèbres. Parmi eux, La Cène de Léonard, qui déjà à l'époque se dégradait. La copie, œuvre d'Andrea Bianchi, servait à ce que le chef-d'œuvre ne soit pas perdu à jamais.

L'académie de peinture et de sculpture naquit en 1621. Le premier à y enseigner la peinture fut le Cerano, mais le seul élève de valeur fut Daniele Crespi. L'Académie de Brera, fondée en 1776 par Marie-Thérèse d'Autriche, eut bien plus de moyens et de chaires.

À ne pas manquer
• La Corbeille de fruits du Caravage.
• Le carton de l'École d'Athènes de Raphaël.
• Le Portrait d'un musicien de Léonard.
• La Madone du Pavillon de Botticelli.
• Le Codex Atlanticus.

Le saviez-vous ?
• L'Ambrosiana conserve une mèche de cheveux de Lucrèce Borgia, qui attirait au XIXe siècle hommes de lettres et poètes. La légende veut que la nuit des morts son esprit revienne la peigner.
• Le Codex Atlanticus est exposé à tour de rôle, lors d'expositions thématiques.